Histoire de la commune

Peuplée depuis le néolithique, notre commune conserve plusieurs traces d'un riche passé. L'église est l'une des plus anciennes de la région, même si elle n'a pas été épargnée par les vicissitudes des guerres de religion et de la révolution.
Commune très importante pendant des siècles, elle a été coupée en deux au XIXe siècle avec la création de Saint-Mathurin.
Elle connaît depuis quelques années un très fort développement avec une augmentation de 80% de la population en moins de 10 ans.

ETYMOLOGIE

Le nom de la Chapelle-Achard provient probablement d'un membre de la famille du seigneur Achard de la Mota qui installa un centre religieux sous le nom de CAPELLA ACHARDI et fit édifier une chapelle à l'emplacement de l'église actuelle, aux environs de 1235. CAPELLA ACHARDI est mentionnée dans une charte cartulaire de l'abbaye Ste Croix de Talmont en 1218.

LA PREHISTOIRE

Le site de la Chapelle-Achard a dû être peuplé au néolithique si l'on en croit de nombreuses haches polies découvertes au Plessis Gatineau, la Renollière, la Secondinière mais aussi l'Auzaire.

AU TEMPS DES GAULOIS ET DES ROMAINS

La période Gauloise nous a laissé les traces du chemin des Poissonniers qui traversait la commune en passant par la Barre. De la même période dateraient les souterrains refuges repérés à la Méronnière et devant l'Eglise.

Les temps romains n'ont laissé comme vestiges que ceux de la voie Bélesbat-Déas (voie allant de St-Vincent-sur-Jard à St-Philbert-de-Grand-Lieu) passant à 700 mètres à l'Est du bourg, en direction de la Mothe-Achard. Un camp romain a par ailleurs existé aux abords de cette voie. Il se situe prés du village de L'Auzaire. Dans le même secteur, au Champ de la Pointe, près de la voie ferrée et sur le passage de la voie Bélesbat-Déas, de nombreux vestiges ont été découverts, témoignant de la présence d'un établissement où étaient fabriquées des poteries, des tuiles à rebords. Des scories témoignent aussi qu'au même endroit il y avait une forge.

L'EGLISE

C'est donc au XI° siècle que la première Chapelle est érigée, elle sera consacrée à Notre-Dame. Le chœur actuel est celui de l'église d'origine, il est construit en appareil régulier de pierres de taille, il est voûté en cul de four et éclairé par 5 petites fenêtres à arc cintré.

Les protestants ont incendié l'église en 1568. La nef sera reconstruite au début du XVII. En 1894 l'architecte Libaudière fait placer de lourds contreforts pour soutenir les murs qui cèdent sous la pression des voûtes.

LA REVOLUTION

Comme dans la plupart des communes vendéennes la population a bien accueilli les réformes sociales de la révolution mais n'accepte pas les idées antireligieuses. Les habitants de la Chapelle-Achard se joignent aux insurgés sous le commandement de Jacque Robert de la Voyrie, Seigneur de la Grassière, et ne déposent les armes qu'en 1796, lorsque le Général Hoche assurera la liberté de culte. Le seul combat notoire sur le territoire a lieu au point de la Grassière, le 07 avril 1793, où le Général Républicain Boulard força les retranchements des insurgés et s'ouvrit la route de la Mothe-Achard.

La Chapelle-Achard avait pris le nom de BELLE-CHASSE durant la période révolutionnaire.

LA COMMUNE COUPEE EN DEUX

Le XIXe siècle est la période du défrichement de landes et de la construction de nouvelles fermes. (Vers 1840 il y avait 784 hectares de landes pour 4039 hectares de superficie de la commune).

Compte tenu de la superficie importante de la commune de nombreux habitants se trouvaient éloignés de 6 à 8 Kms du centre bourg, c'est pourquoi ils obtinrent en 1847 la formation d'une nouvelle paroisse : Saint-Mathurin. Le 22 mars 1873, la scission devint complète par l'érection de la nouvelle commune : la moitié de l'ancien territoire de la Chapelle-Achard lui était enlevée, avec environ la moitié de ses habitants au nombre de 1114 âmes en 1848.

EVOLUTION RECENTE

En 1911, le cimetière est transféré de la place entourant l'église à son emplacement actuel ainsi qu'une croix hosannière datant du XVe. Cette dernière est placée à la croisée de la route de Ste-Flaive et de la route de la Boule, et sera restaurée lors de sa reconstruction.

Dans le cimetière on peut retrouver la tombe de l'Abbé Amiaud qui fut demandé comme confesseur par Charette au moment de sa mort.

Avec 46 soldats tombés pour la France, la folie meurtrière des hommes n'a pas épargné la commune lors de la première guerre mondiale.

L'exode rural et la baisse de la natalité des années 60 expliquent en grande partie la diminution du nombre d'habitants de 1945 à 1975. Depuis la population ne cesse de croître avec l'ouverture de nombreux lotissements.

De 1962 à 1989 de nombreux prix ont été obtenus par la Chapelle-Achard, hissant même régulièrement la commune au rang national des « villages fleuris »

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